Au-delà des étiquettes : bâtir un environnement de travail réellement inclusif

Un salarié à temps plein passe en moyenne un peu moins de 90 000 heures de sa vie au travail, soit 3 515 jours ou 9,76 ans, sans compter les heures supplémentaires !

Tout au long de notre vie, nous attachons la plus grande importance au choix et à la conduite de notre carrière. Mais lorsque que nous intégrons une équipe, nous réalisons à quel point l’environnement de travail, les collègues et l’éthique de l’employeur influencent profondément le plaisir que nous éprouvons à venir travailler.

Une étude réalisée par McKinsey en 2021 a démontré que les employés qui se sentent libres d'être eux-mêmes au travail ressentent une satisfaction professionnelle supérieure de 19% et un sentiment d'appartenance plus élevé de 29%.

L’auto-identification est un moyen reconnu de mesurer si les employés considèrent pouvoir être pleinement eux-mêmes au sein de l’entreprise.

Qu’est-ce que l’auto-identification ?

Sur le lieu de travail, l'auto-identification (ou Auto-ID) désigne le fait pour les organisations d’inviter leurs collaborateurs à communiquer volontairement des informations démographiques les concernant. Cette incitation peut intervenir lors du processus d'embauche ou à tout moment du parcours professionnel.


Les critères de l'auto-identification peuvent inclure le genre, l'origine ethnique, l'orientation sexuelle (LGBTQIA+), le handicap et la neurodiversité.

L'auto-identification et le handicap : des données recueillies avec une intention réelle

L'auto-identification est extrêmement précieuse dans le contexte du handicap. Les données collectées sans but précis ne servent pas la communauté des personnes handicapées, mais lorsqu’elles sont récoltées avec une intention, elles ont le pouvoir d'entraîner un réel changement :

  • en créant des accès à un emploi porteur de sens et à une progression de carrière,
  • en faisant évoluer la perception du handicap dans la société,
  • en éliminant les pratiques discriminatoires qui impactent au quotidien les personnes vivant avec un handicap. 

Lorsqu'une organisation a une meilleure connaissance de la composition de ses équipes, elle est en mesure :

  • d’identifier les besoins des employés et de leur fournir les ressources appropriées,
  • de mettre les personnes concernées en contact avec des pairs dont les expériences ou les identités sont similaires,
  • de poser, enfin, un cadre de référence pour ses objectifs et son engagement. 

La différence entre l'auto-identification et le partage d’information

L'auto-identification est un processus plus formel, par lequel une personne indique qu'elle est porteuse d’un handicap. Chez Sodexo, nous invitons nos collaborateurs à communiquer cette information dans le cadre de Voice, notre enquête d’engagement.


Le partage est la démarche personnelle d'un collaborateur qui peut demander un aménagement en raison de son handicap ou, tout simplement, se considère suffisamment en sécurité pour en parler ouvertement à son manager ou à ses collègues. Ce n'est bien sûr possible que si l'employé juge qu’il peut faire confiance à son organisation et à sa hiérarchie. Cette culture de la confiance doit être cultivée, nourrie et diffusée par la direction à tous les niveaux de l'entreprise. La formation et les ressources destinées aux managers sont essentielles, tout comme les process contribuant à la responsabilisation des dirigeants, qui doivent promouvoir des comportements inclusifs et empathiques.

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