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Développement durable et Responsabilité des Entreprises ne sont pas un ministère! C'est dans l'ADN de votre entreprise

Entreprises & Industries

C'est dans l'ADN de votre entreprise

La responsabilité d'entreprise (RE) ne doit pas être le fait d'un département seul, et déclare que la notion de "faire ce qui est bien" devrait être inscrite dans l'ADN de notre modèle d'activité.

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"On me demande souvent quelle est l'analyse de rentabilisation du développement durable. Ma réponse ? J'aimerais beaucoup qu'on me montre l'analyse de rentabilisation de l'alternative," écrit Keith Weed, Directuer marketing et communication d'Unilever, lors du Forum économique mondial.

Keith soutient que la Responsabilité d'entreprise (RE) ne doit pas être le fait d'un département seul, et déclare que la notion de "faire ce qui est bien" devrait être inscrite dans l'ADN de notre modèle d'activité. "Montrez-moi l'analyse de rentabilisation du scénario dans lequel nous détruisons la planète et la société qui sont les nôtres," continue-t-il. "Protéger votre entreprise contre un changement climatique et fonder une société plus prospère et plus saine, cela ne peut avoir que des avantages économiques."

Repenser l'identité d'entreprise

Dan Pontefract, auteur de OPEN TO THINK: Slow Down, Think Creatively, and Make Better Decisions, explique que les organisations doivent veiller à ne pas confondre la RE avec leurs objectifs généraux. Cela étant, lorsque "l'objectif de toute organisation est de servir notre société aujourd'hui et demain," il est clair que la RE a un important rôle à jouer dans la vision globale du commerce.

Le développement durable n'est pas le seul objectif pour la plupart des secteurs d'industrie. Mais toutes les entreprises devraient l'inclure dans leur identité. Cet acte de foi que constitue le passage d'une équipe de RE isolée et réactive à une culture RE omniprésente est un enjeu auquel tous les chefs d'entreprise doivent faire face. C'est un défi qui demande une nouvelle vision et surtout d'accepter qu'un futur durable soit le seul futur possible.

Début 2016, les 17 Objectifs de développement durable des Nations unies (ODD) entrèrent officiellement en vigueur. L'Agenda pour le Développement durable fut confronté à tout un éventail d'enjeux sociétaux et environnementaux, avec des objectifs définis pour 2030. Puis, en novembre de la même année, l'engagement mondial envers ces enjeux franchit une étape supplémentaire avec l'Accord de Paris.

Les objectifs et engagements mondiaux contribuent à accélérer le changement. Cela étant, l'essentiel de la responsabilité repose aussi sur les entreprises. "La signature de l'Accord de Paris a constitué un engagement historique en faveur de la lutte contre le changement climatique," déclare Neil Barrett, Directeur Groupe Développement Durable chez Sodexo. "Si les politiques publiques peuvent contribuer à favoriser une meilleure qualité de vie pour les peuples, le secteur privé doit contribuer à cet objectif."

Cela signifie non seulement jouer un rôle actif dans la résolution de problèmes à l'échelle mondiale, comme le changement climatique, la faim et de la discrimination, mais aussi repenser entièrement les fondements du commerce, pour s'assurer que tout le monde va bien dans la même direction. "Les chefs d'entreprises doivent se mettre à partager les opinions des travailleurs : les entreprises doivent avoir des objectifs plus vastes que le seul profit," explique Pedro Tarak, cofondateur d'Emprendia, cabinet de consultants en développement durable.

Le nombre d'entreprises qui se fixent des objectifs en matière d'émissions de CO2 et de consommation d'eau a augmenté de 10 % environ au cours des cinq dernières années." GreenBiz, 2018 State of Green Business Report

Mais cette transition ne devrait pas se faire au détriment du projet. Et ce n'est pas une obligation. En fait, une étude récente d'Unilever met en lumière un marché potentiel de 1 000 milliards de dollars pour les éco-innovateurs d'entreprise. Selon le 2018 Trust Barometer d'Edelman, 64 % des travailleurs sont d'accord pour dire qu'une entreprise peut aussi bien augmenter ses profits qu'améliorer les conditions sociales et économiques dans la région où elle se trouve.

Les enjeux clés auxquels les organisations font face aujourd'hui

La responsabilité d'entreprise n'est pas un acte ponctuel de charité ou de relations publiques. La pression en faveur d'une plus grande RE doit avoir lieu non pour l'image que cela procure, mais bien pour élever les standards de base. Cela passe par un engagement avec des objectifs clairs qui reposent sur la théorie et des preuves factuelles, sur une appréciation plus large des avantages pour les entreprises et la société, sur un désir d'améliorer l'image de marque et, tout simplement, sur des raisons morales.

Le nouvel objectif de compétitivité n'est pas d'être le meilleur au monde, mais le meilleur pour le monde." Pedro Tarak, cofondateur d'Emprendia, cabinet de consultants en développement durable

Les organisations font aujourd'hui face à trois grands défis en matière de responsabilité d'entreprise et de création d'un futur durable pour le commerce :

1. L'émissions carbone

Des chiffres récents montrent que seulement 48 % des entreprises du classement Fortune 500 se sont engagées à atteindre au moins un objectif en matière de climat ou d'énergie propre. Et ce, en dépit du fait que 82 % des leaders d'industrie demandent aux entreprises de défendre ou de prendre position sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance.

Il y a encore beaucoup à faire avant que nous ne puissions en voir la fin. Les organisations doivent endosser la responsabilité de réduire les émissions associées aux opérations et à la chaîne d'approvisionnement, et les progrès doivent être mesurés. "Les stratégies efficaces de responsabilité d'entreprise vont s'avérer cruciales dans la lutte contre le réchauffement climatique," déclare Neil Barrett. "L'innovation environnementale émergera du commerce. Les dirigeants d'entreprise doivent chercher à définir des objectifs audacieux mais atteignables et adopter des processus progressifs."

Grâce à notre partenariat avec World Wildlife Fund (WWF), nous avons créé une nouvelle méthodologie permettant de calculer les émissions de carbone liées à nos opérations et notre chaîne d’approvisionnement. À partir de ces informations, Sodexo s'est fixé pour objectif de réduire de 34 % les émissions de carbone de ses opérations et de sa chaine d’approvisionnement entre 2011 et 2025.

Cas : le fabricant industriel mondial Siemens a annoncé vouloir atteindre 100 % de neutralité carbone d'ici 2030. Ses plans comprennent l'optimisation des coûts énergétiques de production, l'introduction de véhicules électriques et à faibles émissions dans son parc automobile mondial et la mise en œuvre de programmes d'énergie renouvelable.

2. Diversité et inclusion

Au-delà de la décence humaine de base, avoir un personnel diversifié et un milieu de travail inclusif est la clé du succès d'une entreprise. Les entreprises se disputent les meilleurs talents afin d'offrir des solutions novatrices et de répondre aux besoins de consommateurs diversifiés, et elles cherchent de plus en plus à diversifier leur main-d'œuvre. Il a également été démontré qu'inclure la diversité dans l'équipe de dirigeants et dans le conseil d'administration, en conjugaison avec la promotion d'une culture inclusive, s'avérait bénéfique aux performances financières.

Les études de Sodexo montrent que les équipes dont le management présente une parité hommes-femmes équilibrée peuvent prétendre à des marges opérationnelles plus élevées, à de meilleurs taux de fidélisation des employés et des clients, et à des niveaux d'engagement accrus des employés. "Lorsque des collaborateurs de tous horizons ont des chances égales, c'est l'ensemble de l'organisation qui réussit," déclare Rohini Anand, Directrice Groupe Diversité chez Sodexo. "Un milieu de travail inclusif favorise l'engagement des employés, attire les meilleurs talents, stimule l'innovation et la croissance des entreprises."

Cas : Le cabinet d'avocats Nixon Peabody a réduit de 20 % le nombre d'heures facturables attendues des employés qui reviennent d'un congé parental pendant une période maximale de six mois. Cette mesure donne ainsi aux nouveaux parents le temps dont ils ont besoin pour s'habituer à leur nouvelle situation sans que cela n'ait d'impact sur l'activité du cabinet.

3. Des Pratiques éthiques

La mauvaise conduite des entreprises passe de moins en moins inaperçue depuis ces vingt ou trente dernières années. Les scandales dans les ateliers clandestins, les atteintes à la protection des données et l'optimisation fiscale ne sont que quelques-unes des histoires qui ont fait les gros titres dans le monde. Les entreprises doivent se comporter "correctement" au lieu de chercher à faire le plus de profit possible, ou elles risquent d'entacher leur réputation au-delà de toute rédemption.

"On attend des organisations qu'elles mènent leurs activités en restant dans un cadre éthique respectueux," déclare Neil Barrett. "Embrasser la responsabilité d'entreprise aide à renforcer cette ligne de conduite et permet aux marques de démontrer davantage leur engagement envers la pratique morale et le développement durable.

Nous sommes convaincus de l’importance de travailler de manière responsable, avec nos clients, nos partenaires et nos fournisseurs afin de réduire les impacts négatifs qui pourraient découler de nos activités. C'est pourquoi nous avons mis en place des politiques et des codes pour encadrer nos pratiques et comportements autour de sujets telles que le respect des droits de l'homme, le bien-être animal et les politiques d'approvisionnement.

CAS : L'entreprise de vêtements de plein air Patagonia travaille avec des usines et des fabriques à travers le monde pour promouvoir des conditions de travail équitables et sûres. Cette marque certifiée Fair Trade™ a également pris des mesures pour introduire un salaire décent tout au long de la chaîne d'approvisionnement de l'entreprise.

Le développement durable à tous les niveaux

Les entreprises performantes comprennent la nécessité de décentraliser les stratégies de responsabilité d'entreprise afin qu'elles touchent tous les secteurs de l'activité. Parce que progresser, c'est l'affaire de tous et pas de quelques-uns.

"Vous ne pouvez pas avoir le service marketing dans un coin qui hurle "vendez-plus" et un département RE dans un autre qui cherche à réparer le "mal" que votre activité fait ailleurs," souligne Keith Weed. "Il faut que ce soit une approche systémique globale : toutes les marques, tous les marchés, aucune exception. Il faut que le développement durable soit intégré à tous les niveaux."

En fin de compte, il n'y a aucune raison de s'opposer à l'entreprise durable. Les activités, les employés et les communautés ne peuvent que profiter de ce changement d'approche. Dans cette optique, le désir de "faire ce qui est bien" devrait être ancré dans chaque décision que nous prenons. Et lorsqu'un dirigeant embrasse pleinement cette manière de faire, le cœur et l'âme de son entreprise changent.

En apprendre plus sur notre Impact Positif sur la page dédiée.

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08 avril 2019

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